Faculté des Sciences et techniques d'Errachidia: Avant qu'il ne soit trop tard

La Faculté des Sciences et Techniques d’Errachidia :

à rugir de colère et à rougir de honte

 

Le public n’est décidément pas au bout de ses surprises au sujet de cette Faculté des Sciences et Techniques d’Errachidia:

Après l'annonce de la demande de démission du nouveau doyen de la faculté, trois mois à peine après sa nomination en grande pompe; évoquant des allergies et autre raison d'ordres privées; on apprit à la rentrée universitaire 08/09 que la délégation de signature au niveau financier, était annulée par le président de l'université My Ismaïl. La FSTE est alors de ce fait le seul (ou l'un des rares) établissement(s) universitaire(s) où le premier responsable est privé de la gestion du "nerf de la guerre", l’argent. Mais apparemment, notre doyen ne s'en trouve pas plus mal. Il semble même avoir gagné en liberté d'action : Il doit se dire qu’on ne peut plus lui reprocher quoi que ce soit, puisqu’il ne demande lui-même, pas mieux que de partir. J'en veux pour preuve, une première dans l’histoire de la faculté et sans doute de l’université marocaine : La tenue d'un conseil d'établissement (le 24 décembre 2008), en l'absence de la majorité absolue de ses membres (6 membres en plus du doyen et ses deux adjoints étaient présents sur 25). Cette violation flagrante de la réglementation des établissements supérieurs et du règlement intérieurs même du conseil de la faculté a été commise en dépit des mises en garde de certains présents. Mais il faut bien comprendre que le règlement intérieur qui prévoit, en pareille situation, le report de la réunion de 48 heures, n'arrange effectivement pas les affaires du doyen (président du conseil, chargé par la plus haute autorité du pays, via un Dahir Royal, de veiller au respect et à l'application des textes et règlements).

 En effet le premier responsable de la FSTE n'est présent sur le lieu de travail qu'occasionnellement, pour quelques heures seulement et en particulier pour tenir de temps à autre une réunion. La neige qui en cet hiver ne cesse de tomber sur les hauteurs de l’Atlas et l'état de la route nationale N°13 reliant Errachidia à Meknes, ne font que compliquer les plans du Doyen-Voyageur. Ainsi des décisions furent prises dans la précipitation; et le jour même, le doyen fit son départ pour Meknes, laissant à ses adjoints et sbires le soin de mettre en application les mesures adoptées à la façon des pires dictatures.

Mais passons, car tout cela a été signalé à la présidence de l'université et il semble bien que nombre de maillons de la chaîne hiérarchique soient défectueux.

 

 

Après cette longue introduction, qui avait pour but de mettre le lecteur au parfum de l’ambiance au sein de cet établissement particulier à divers niveaux, venons-en à l’objet central de cet article. Le sujet en est bien sûr la FSTE et son singulier doyen; mais l'évènement est cette fois-ci tout simplement ahurissant, comme le constatera le lecteur:

            La dernière nouvelle qui vient à elle seule, résumer tout ce qui a été dit depuis huit mois, sur la FSTE et son extraordinaire doyen, est relative à un site Internet sur le web. Le site en question, (www.fste-umi.ma), par le désordre qui y règne, ressemble plus à un quartier de Gaza après les bombardements criminels de l’armée sioniste, qu’à un site universitaire. Ce site se veut pourtant, le portail officiel de la FSTE. En effet c’est sur les pages de ce site que sont publiées les informations les plus fraîches de l’administration de l’établissement. Nous savons pourtant que la FSTE possède déjà sur la toile, (www.fste-umi.ac.ma), un site officiel initié par un ingénieur informaticien (lui aussi a été poussé de façon obscure à la démission après une année de travail).

Mais enfin rien n’empêche notre chère faculté d’avoir deux sites internet. Ce serait un signe de richesse si ces deux entités se reconnaissaient et des passerelles mises en place. La vérité est que ces deux produits ne valent pas mieux qu’un mini-projet d’étudiant en première année d’informatique.

 

            La cerise du gâteau est le « mot du doyen » publié sur le premier site de la FSTE. Le doyen absentéiste, qui n’a visiblement pas de temps à consacrer à son établissement, a tout simplement utilisé la méthode « copier-coller » pour bricoler son « mot » à partir du site de la faculté des sciences de Genève dont le Doyen ouvre la première page par son « mot du doyen ».

 

            Sur 150 mots que compte le texte sur le site de la FSTE, seules cinq fragments d’expressions, constitués d’une vingtaine de mots sont relatives à la FSTE et Errachidia. Le reste du texte, c'est-à-dire l’essentiel et même les détails, est pompé du texte personnel du doyen suisse.

 

            Que faut-il en penser ?

Cet acte vil se passe de commentaires : Un doyen de faculté, qui préside une commission scientifique, qui décide de l’avancement d’enseignants-chercheurs, qui préside le conseil de discipline, préside des jurys de doctorats,…..Et en même temps un doyen plagiaire, incapable de rédiger un texte banal de quelques phrases.

La FSTE vient encore une fois de faire preuve d’innovation, mais tristement, de façon lamentable et ce en matière d’analphabétisme. Elle invente la notion de professeur universitaire analphabète.

 

Ne nous encombrons pas inutilement d’analyses et de commentaires sur cette malheureuse affaire : Le doyen de la FSTE a demandé à partir. Nous fûmes alors surpris et étonnés par cet acte, mais maintenant, nous comprenons à peu près pourquoi cette précipitation. Il faut maintenant accélérer la procédure administrative pour le « libérer », avant que les dégâts ne soient trop importants, irrécupérables.

 

Professeur Moha HAJAR

FST-Errachidia

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