sujet proposé

Auteur  
# 23/04/2010 à 16:55 x ben y
Il est sans appel que pour tout etat digne (au sens politique du mot)la formation des hommes est un prérequis incontournable pour se reserver une place au sein des nations dignes.Seulement peut-on parler d'etat dans le cas du maroc? pour moi non et voila pourquoi. democratiqument l'etat=gouvernement et bien voila l'equation est resolue. nous nous n'avons pas encore de gouvernement emanant du peuple et legitime donc nous n'avons pas de gouvernement donc pas de democratie. L'enseignement, la formation sont particulierement les sujets qui ne doivent pas etre interceptés isolément,individuellement mais rattachés aux sources qui les abreuvent. et dans ce sens l'histoire y est pour qque chose. personnellement je suis d'avis que le maroc est victime de son histoire et je pense que les ponts sont desormais cassés car tout le peuple ou presque est transformé en troupeau ecervelé
# 26/04/2010 à 17:50 Moha Hajjar
L'idée est claire et vos arguments sont solides. Dans mon livre j'ai tenté par certains points d'aller dans ce sens. Le jugement est cependant quelque peu défaitiste: car alors que faire si nous ne sommes plus qu'un vulgaire troupeau? Assayons d'abord d'expliquer le comment de la chose et son historique. C'est une sorte de campagne de sensibilisation.
# 27/04/2010 à 16:56 x ben y
la coree du sud et la chine en 1990 etaient moins developpes que l italie. aujourdh ui ce n est plus le cas ceci grace a la volonté politique des gouvernements des etats respectifs.j ai lu votre livre et merci pour votre travail . la situation au maroc est tres desesperante, c est un maillon dans un long processus historique et la facon dont les jeunes, les concernes directement par la formation,se cmportent avec les questions de l enseignement et avec votre site rend compte du point ou nous sommes.
# 27/04/2010 à 18:31 Moha HAJJAR
Un conférencier (qui vaut ce qu'il vaut) Belmokhtar Benabdallah nous avait affirmé à la FST d'Errachidia que la Corée du sud était à la fin des années cinquante un pays rural comme le Maroc avec la même situation économique. Le secret de l'évolution a-t-il dit est que la Corée a investi dans la formation des hommes et des femmes du pays. Dans notre pays c'est tout le contraire qui a été fait.
Je vous remercie pour votre message.
# 01/05/2010 à 14:31 sanae
cher moha!
Vous êtes des quelques uns qui ont profité des services éducatifs français au Maroc.-(le comment n'est pas à discuter puisque vous ne l'expliquez pas. Vous avez vos raisons)- Ce qui fait de vous quelqu'un de privilégié et donc qui n'a pas l'obligation de vouloir rectifier et fructifier le système éducatif Marocain dans son état actuel. Jusqu'à présent vous ne faites qu'établir des constats et gratter la plaie. Or; tout le monde sait la vérité: celle de l'échec dont vous êtes vous-même et vos semblables (thuriféraires et profiteurs) partiellement la cause.
Cher prof. quel remède proposez-vous à vos désastres?
Pourquoi vous insistez à raviver la plaie et nous rappeler la ségrégation que vous perpétuez encore et encore?
vous nous crachez dans la figure ou quoi?
# 02/05/2010 à 13:54 ou3li
Bonjour tt le monde!
"je suis ancien cadre de l'éducation nationale et ancien USFPist.
Je considère le sujet de la formation et de l'éducation nationale au Maroc une affaire qui ne concerne pas tous les marocains. C'est un problème dont souffre une population condamnée à diriger sa progéniture vers les écoles publiques avec un espoir suspect et quasi impossible de voir leurs enfants sauvés pas un quelconque emploi(souvent misérable d'ailleurs). Pour moi, La source du problème est simplement l'absence d'un intérêt réel de la part du gouvernement et d'une stratégie claire et responsable qui auront pour objectif de sortir ce pauvre pays de l'impasse.
Ce sujet me rappelle les années 80s et les débuts 90s. Le Maroc; sous l'influence mensongère et malhonnête des USFPists qui ont réussi à hypnotiser une population ignorante et meurtrie, par des discours aussi forts que faux; a opté pour donner à ces arrivistes l'opportunité de "gouverner". La réforme du système éducatif était l'une de leurs priorités; et pour la population qui a voté pour eux un espoir de voir enfin les choses changer pour le mieux et voir les enfants des pauvres occuper des postes importants dans leurs pays. Cependant; nos heureux élus étaient justement une majorité des cadres de l'éducation nationale et tous issus du système éducatif français"des favoris parce que fils de notoires et de Caïds au lendemain d'une indépendance suspecte et minée. Résultats:
- Eux qui n'ont jamais été fidèles à leur engagement envers leur pays, ils ont inventé le départ volontaire"une façon de se remplir les poches et rester quand-même dans la profession de l'enseignement". Après avoir empoché frauduleusement le butin ils ont fermé cette option devant d'autres organismes dont le départ n'affectera aucune stratégie étatique; alibi: la caisse de l'état ne serait capable de soutenir un tel processus!!
- Les millions de dirhams du D.V volés, ces mêmes "indignes camarades" allaient créer davantage d'écoles privés et pousser la pauvre population qui leur avait fait confiance d'être obligé de diriger ses enfants vers leurs écoles privées construites avec l'argent des contribuables, sous prétexte qu'il y'a pas d'avenir à l'école publique"ce qui est vrai d'ailleurs".
Un tel désastre demeure normal dans un état démissionnaire et désengagé.
L'échec social et le malaise que sent le peu des marocains qui aiment encore ce pays est justifiable parce que, ni le professeur, ni le "gouverneur", ni même les parents n'ont essayé un jour de leur dire qu'ils doivent aimer leur pays et que ce pays est leur et qu'il est légitime de rejeter tout ce qui favorise l'exclusion, la "ségrégation" et la continuité du monopole de la décision dans le pays.
Personne n'est pour l'émancipation de ce peuple, meurtri par l'ignorance et la peur.
"il est dit dans une quelconque ère que, plus le gouverneur propage la peur et l'ignorance parmi les gouvernés, plus il a de chances de durer.

# 02/05/2010 à 15:26 brahim
salam !
c'est à la fois beau et désastreux ce qui se dit sur ces pages.
je voudrais dire à (asmae) de retrouver les réponses à ses questions dans le livre de notre cher professeur.
On ne peut pas lui en vouloir d'avoir l'étrange chance de faire ses études à la française, lui qui est de Tadighoust!
Moi je me demande si le livre "ségrégation" sera un jour feuilleté par quelqu'un issu du système français! J'ai comme l'impression qu'il est destiné aux autres et qu'il ne porte que déprime et constats amères.
merci!
# 03/05/2010 à 11:20 Moha HAJJAR
A Sanae d'abord: que je sois issu des établissements de la "mission" est un fait que je n'ai pas cherché à cacher. D'ailleurs comme beaucoup de marocains, à l'époque, j'ai fait les études supérieures en France. A cette époque les bacheliers marocains avaient un niveau tout à fait respectable (souvent meilleurs en mathématiques que ceux de la "mission"). Sur ce point, Il faut sans doute rappeler à Sanae que l'individu n'est responsable que de ses actes. Ce n'est pas moi qui suis allé m'inscrire dans ces écoles. Quant à moi mes enfants sont à l'école publique nationale à Errachidia. Pour vous donner plus d'informations, nous sommes deux frères (d'une famille nombreuse) à avoir fréquenté la "mission". Autre chose à apprendre à Sanae, dans les années soixante, l'école publique nationale était de qualité telle que les marocains même de classes aisées, préféraient y envoyer leurs enfants, plutôt qu'aux écoles de la mission. Je vous renvoie à quelques écrits de l'écrivain Abdelhak Serhane (publié dans Jeune Afrique).
J'invite Sanae à lire mon livre pour savoir réellement ce dont il parle et comment il en traite. Le livre contient un critique sévère du comportement de nombre d'enseignants du public, ainsi que des responsables locaux des établissements. Le livre ne se contente pas de critiquer, il contient aussi des propositions pour guérir le mal.

Quant à vous cracher à la figure, je ne suis pas de ce genre et mon éducation ne m'a pas appris cela. Mais si vous signifiez que mon étude équivaut à vous cracher à la figure, je conçois bien qu'il y ait des personnes qui le reçoivent de la sorte.
Vous avez le choix Sanae, entre l'objectivité et la réaction du troupeau régi par l'instinct grégaire.
# 03/05/2010 à 11:29 Moha HAJJAR
De Tadighoust, il y avait, à Meknes, Moha Nhas (fils de Hamou Ou Nhas). Il y avait à Marrrakech, les deux frères Aftiss (Hamid et Atmane) fils d'un sous-officier de la gendarmerie.
Ali Hajjar entré au lycée après avoir obtenu le CM2 à Tadighouste.
A cette époque (années soixante) la scolarité à la "mission" était entièrement gratuite. Il fallait juste avoir de quoi acheter les fournitures scolaires (ça paraissait très lourd déjà à cette époque).
Quant à l'internat, la bourse attribuée par le ministère de l'éducation nationale suffisait. Après la marocanisation, tout a changé il est vrai.

# 03/05/2010 à 12:18 sanae
salut ts!
je remercie "brahim" de son intervention et ses conseils.
En effet, en cherchant les réponses à mes questions, une lecture plus attentionnée de l'ouvrage de notre auguste prof. m'a rappelé une autre lecture qui traite d'un autre sujet mais qui"bizarrement" porte des similitudes assez significatives avec un décalage espace-temps important:
Alexis de tocqueville(1835) "de la démocratie en Amérique I(1ere partie) disait, je cite: "Je me reporte pour un moment à ce qu'était la France il y a sept cents ans: je la trouve partagée entre un petit nombre de familles qui possèdent la terre et gouvernent les habitants; le droit de commander descend alors de générations en générations avec les héritages; les hommes n'ont qu'un seul moyen d'agir les uns sur les autres, la force; on ne découvre qu'une seule origine de la puissance, la propriété foncière".(sic).
On est contraint de faire cette constatation aujourd'hui au Maroc, et je cite un passage de l'ouvrage de Mr Hajar:"....Croire qu'il existe une multitude de voies d'accès au pouvoir, une diversité de recrutement social des élites, est une pure illusion. Si on regarde ceux qui administrent les grandes affaires du pays, on verra que tout se réduit à une minorité de familles agissantes.n'ayant jamais perdu de leur influence première, elles reprennent avec aisance les mêmes positions auxquelles elles sont attachées depuis près de deux siècles d'histoire."- Ali Benhaddou,"Maroc: les élites du royaume".
Constater le premier passage était cité dans un contexte de voie pour la démocratie et le deuxième un constat actuel au Maroc.
La France s'est totalement débarrassée de ces imperfections sociales via la démocratie il y'a des siècles; mais œuvre sans cesse, à travers sa présence dans divers instances au Maroc(éducation,formation,administration,économie,politique....), à ancrer l'ignorance systématique et la hiérarchisation arbitraire de la société marocaine en favorisant cette catégorie de "familles héritières d'une douteuse fortune paternelle".
Démocratiser le système éducatif marocain = égalité des chances sur le marché de l'emploi = disparition des privilèges octroyés abondamment aux favoris = inévitablement un Maroc démocratisé donc non soumis à la France car l'élite dirigeante ne sera plus majoritairement francophone.
Moi, au moins j'ai ce rêve!!
# 03/05/2010 à 12:21 attass
à l' origine était le service public. et PARMIS les caractéristique de ce service nous trouvons par exemple sa continuité, SA TRANSPARENCE et l'égalité des gens devant celui ci. PAR ABSURDE NOUS CONSTATONS QUE LA FORMATION? L ENSEIGNEMENT NE SONT PLUS UN SERVICE PUBLIC CAR NE RESPECTANT PLUS leur element qui entrent dans leurs DEFINITION MEME. LA NOTION DE SERVICE PUBLIC APPARAIT AUSSI QUAND L ETAT DECIDE DE PRENDRE SES RESPONSABILITES FACE A UNE SITUATION DANGEREUSE EN ASSURANT LUI MEME DES FONCTIONS.DANS CE SENS JE REJOINT MR MOHA QUAND IL DIT QUE L ETAT NE S EST PAS DESENGAGE. CAR EN SENTANT LE DANGER VENIR DE OULAD CHAAB L ETAT A PRIS SES RESPONSABILITES EN DECIDANT DE SABORDER LA FORMATION .MAIS MAIS ET ENCORE MAIS CE QUI ME REND MALHEUREUX C EST A QUAND CETTE POPULACE DE MERDE DES VICTIMES CONTINUE T ELLE DE SE VAUTRER ET A ATTENDRE L EFFET D UNE BAGUETTE MAGIQUE? DITE MOI LA SOLUTION ET PASSONS A L ACTION . MAIS MONSIEUR MOHA IL YA DES ÉQUATIONS DONT LE DOMAINE DE DÉFINITION EST L ENSEMBLE VIDE
Répondre à ce message

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×